Quel avenir pour la vérité et la réconciliation au sein des Églises du Canada?

WINNIPEG, MB — Le 21 mai 2026, le conseil de direction du Conseil canadien des Églises (CCE) s’est réuni à Winnipeg pour une journée spéciale de réflexion et de renforcement des liens sur le thème « Quel avenir pour la vérité et la réconciliation au sein des Églises du Canada? ». L’objectif était d’examiner comment le CCÉ et ses Églises membres continuent d’honorer et de mettre en pratique les engagements pris dans leur « Déclaration de réconciliation » de 2014, présentée lors de l’événement national de clôture de la Commission de la vérité et de la réconciliation (à Edmonton, en Alberta).

Dans la matinée, les membres du conseil de direction ont pris part à une table ronde avec des responsables locaux de ministères chrétiens autochtones afin de réfléchir au rôle du Saint-Esprit dans leur travail quotidien. Animée par le révérend Vince Solomon (Église anglicane autochtone Epiphany), la matinée a débuté par un chant de bienvenue interprété par le révérend Solomon, une reconnaissance du territoire et une lecture tirée de Jean 20, 19-22, articulée autour du verset : « Il souffla sur eux et leur dit : “Recevez le Saint-Esprit.” » La table ronde réunissait des personnalités de premier plan, notamment le révérend Vince Solomon, Shannon Perez (directrice générale de l’Indigenous Family Centre), Lisa Raven (directrice générale de Returning to Spirit, Inc.) et la révérende Dre Margaret Mullin (Église presbytérienne autochtone Place of Hope). Les leaders autochtones ont partagé des récits profondément personnels sur la manière dont l’Esprit guide leurs ministères locaux et ont réfléchi aux bienfaits et aux défis liés au fait de suivre de manière holistique à la fois les chemins spirituels traditionnels autochtones et chrétiens. Comme l’a si bien dit le révérend Solomon : « Jésus est un bon remède. » Ils ont également souligné la nécessité de ministères, d’églises et d’initiatives œcuméniques entièrement dirigés par des Autochtones à travers l’île de la Tortue.

Dans l’après-midi, les membres du Conseil d’administration ont visité le Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) et ont assisté à une présentation donnée par Kaila Johnston, directrice de l’éducation, de la sensibilisation et des programmes publics du CNVR, et Noe Prefontaine, coordonnateur de l’éducation du CNVR. Les membres du conseil d’administration ont également engagé un dialogue approfondi sur le parcours actuel et futur de la CCÉ en matière de réconciliation, partageant les initiatives déjà mises en œuvre par les églises membres de la CCÉ et envisageant les mesures qui pourraient être prises ensemble à l’avenir. Les participants ont souligné que la vérité et la réconciliation constituent un processus continu – un parcours significatif plutôt qu’une destination fixe –, ce qui faisait écho à la réflexion de Lisa Raven exprimée lors de la table ronde de la matinée : « La réconciliation est une succession de moments. La réconciliation, c’est être en relation. » L’après-midi s’est terminée par des présentations de Kaila Johnston et de Marcelle Marion, une avocate métisse de tradition catholique romaine.

Après avoir examiné les résultats de cette session extraordinaire, les membres du Conseil d’administration ont recommandé que le Comité directeur du CCÉ mette en place une stratégie active et à long terme visant à créer une table de concertation œcuménique dirigée par des Autochtones. Parmi les autres recommandations figuraient la création d’un répertoire complet des ressources confessionnelles existantes en matière de réconciliation, ainsi que le suivi des engagements et des avancées des confessions afin d’identifier les lacunes où une collaboration œcuménique pourrait s’avérer utile. Les membres du Conseil de direction ont conclu que la réconciliation ne peut être abordée de manière uniforme par toutes les Églises, appelant à un enrichissement mutuel plus profond entre les communautés autochtones, racialisées et immigrantes afin de lutter contre le racisme structurel et de favoriser l’établissement de relations authentiques et la réconciliation.

Par la révérende Karen Puddicombe, secrétaire adjointe de la Commission Justice et Paix, et Maria Simakova, Ph.D., secrétaire générale adjointe

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